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Le dopage aux JO
En ouverture de JO, le Président du CIO, Jacques Rogge tenait les propos suivants, relayés par l’AFP : «Si l'on se base sur une extrapolation par rapport aux Jeux d'Athènes, où il y avait eu 26 cas pour 3 500 tests, il pourrait y avoir 30 à 40 cas à Pékin où plus de 4 500 contrôles seront pratiqués. Si nous en avions moins, je serais extrêmement satisfait car cela voudrait dire que notre système de contrôles a un effet dissuasif», a-t-il ajouté. «Mais nous aurions tort d'être utopiques. Il y a 500 millions de sportifs, il n'y a pas 500 millions de saints».
Un peu plus tôt le président de l'Agence mondiale antidopage (AMA), John Fahey, avait estimé que la lutte antidopage était «plus intelligente que par le passé». Un jugement étayé selon lui par les nombreux cas positifs révélés avant les Jeux, grâce à la très bonne collaboration des autorités antidopage et des gouvernements qui mettent de plus en plus leurs moyens d'investigation à disposition. Il n'en a pas moins regretté que la multiplication des cas ait entamé la confiance du public. «Les gens sont soupçonneux. Il n'y a plus la même confiance qu'autrefois», a jugé M. Fahey.
Le programme de contrôles préolympiques mis en place avant les Jeux de Pékin a entraîné le contrôle positif de 30 à 40 qualifiés olympiques potentiels en deux mois.
Depuis l'ouverture de la période olympique en revanche, seuls cinq cas positifs ont été enregistrés à Pékin. Alors qui est en train de gagner la partie : les gendarmes ou les voleurs ?
Je crois qu’il est temps d’être sérieux et d’arrêter l’hypocrisie. Pour donner à chaque athlète les mêmes chances de victoire, le seul moyen est de libéraliser le dopage. C’est l’idée que Pierre de Say met en œuvre dans mon roman Les Jeux Libres.
On est moins tolérant avec les sportifs qu'avec les artistes
Les JO en ChineLes Jeux Olympique ne vont commencer que dans quelques jours… et déjà plane sur cette grande compétition l’ombre du dopage.
En quelques heures à peine, on a appris ce premier août la mise hors compétition du numéro un mondial du fleuret masculin, l’italien Andrea Baldini et de cinq athlètes russes spécialistes de demi-fonds féminin, toutes candidates à une médaille. Six athlètes de plus convaincus de dopage ! En attendant les prochains.
Le monde publiait il y a quelques jours sur ce sujet un article un peu provocateur dont le titre était : on est moins tolérant avec les sportifs qu’avec les artistes. On peut le lire à l’adresse internet suivante :
Une façon très claire d’exprimer que dans beaucoup de secteurs d’activité on laisse la liberté aux individus pour se préparer comme bon leur semble pour donner le meilleur d’eux-mêmes. Beaucoup d’artistes se droguent ou se dopent, beaucoup de chefs d’entreprises le font aussi. Pourquoi pas les sportifs ?
Cet article me fait penser au discours d’introduction présent dans mon roman Les Jeux Libres :
“A-t-on brûlé les livres de Francis Scott Fitzgerald, au prétexte qu’il était un grand amateur devant l’éternel de la dive bouteille ? A-t-on interdit les œuvres de Baudelaire, membre du Club des Haschischins, qui croyait dur comme fer qu’il avait besoin de drogue pour entrer dans la dimension artistique. Et les écrits d’Hemingway, Malraux ou Verlaine ont-ils été censurés en raison du penchant de leurs auteurs pour les psychotropes ou l’alcool ? Non, non et non ! On a laissé ces écrivains puiser dans ces substances les quelques molécules de génie qui leur ont permis d’entrer dans la légende.
Alors pourquoi refuser aux sportifs ce que l’on accorde aux artistes ? Pourquoi interdire une préparation optimale et scientifique des corps pour la compétition ? Au nom de quelle morale bannit-on les athlètes qui cherchent eux aussi le meilleur moyen d’atteindre la perfection dans leur discipline ? Qui a fait du dopage un gros mot honteux ? ”
Pourquoi ne pas libéraliser le dopage dans le sport ?
Le peloton en grève contre les contrôles antidopage !
Le vélo ne tourne plus très rondC’était en 1966 dans la région de Bordeaux. Les coureurs étaient paniqués parce l’un des leurs venait de faire l’objet du premier contrôle antidopage de l’histoire.
Raymond Poulidor, puisque c’est lui qui eu les honneurs de ce premier contrôle sur le Tour, raconte son expérience dans deux interview disponible sur le net aux adresses suivantes :
http://tour2003.dna.fr/L27/4518_0.html
http://www.humanite.fr/2004-07-13_Sports_-Quand-Poulidor-attaque
Outrés par le procédé et inquiets pour l’avenir de leur sport, les coureurs se sont mis en grève pour protester contre cette première. Faut-il rappeler qu’à cette époque, le leader du Peloton, Jacques Anquetil, quintuple vainqueur de l’épreuve déclarait « qu’il est impossible de courir le Tour de France à l’eau claire » ?
Des sportif en grève pour garantir leur droit à se doper en toute impunité !
Voyez que l’idée de base de mon roman, Les Jeux Libres, où les sportifs sont autorisés et même largement encouragés à se doper pour gagner, est loin d’être farfelue.
Mort en direct pendant le Tour de France
Victime du dopageL’un des plus grands champions cyclistes de son temps est mort le 13 juillet sur les routes du Tour de France, en pleine ascension d’un col alpin. Champion du monde sur route, médaillé olympique, vainqueur de nombreuses classiques : Paris - Nice, Milan - San Remo, Bordeaux - Paris… et porteur du maillot jaune sur le Tour de France, il avait un palmarès exceptionnel.
Il a trouvé la mort sur les pentes du Mont Ventoux, alors que les poches de son maillot étaient copieusement garnies d’amphétamines. Les derniers mètres de sa glorieuse carrière, suivis de sa douloureuse agonie, filmés par la télévision, sont difficilement soutenables. On peut les voir à l’adresse suivante : http://www.youtube.com/watch?v=YtAyGvZqiwk&NR=1
C’était en 1967. Tom Simpson avait 29 ans.
Alors, lorsque l’on me demande où j’ai trouvé les idées pour mon roman d’anticipation, Les Jeux Libres, où les sportifs de demain ont le droit de se doper sans limites, pour un résultat parfois très surprenant, je réponds : j’ai commencé par réviser l’histoire du sport.
Trois semaines de dopage
Le Tour de France est reparti !C’est aujourd’hui 5 juillet que s’élance le Tour de France cycliste 2008. Il s’agit sans contestation possible de l’un des évènements les plus populaires de notre pays. C’est donc reparti pour ces images de foules agglutinées sur le bord des routes et de champions avalant des étapes de 250 kilomètres à 45 km/h de moyenne.
C’est surtout reparti pour trois semaines de dopage intensif.
Sans préjuger de ce que sera l’édition 2008, on peut jeter un petit coup d’œil dans le rétro pour voir que depuis plus de 10 ans les vainqueurs ont tous été contrôlés positifs à des produits interdits par le règlement.
1996 : C’est le Danois Bjarne Riis qui s’impose. Il avouera plus tard avoir gagné grâce à ses prises d’EPO. Plusieurs coureurs de son équipe, la Deutsche Telekom, feront des aveux similaires.
1997 : Jan Ullrich l’emporte à Paris. Contrôlé positif aux amphétamines en 2002, il niera toujours s’être dopé, bien qu’il soit impliqué dans plusieurs grands scandales de ces dernières années : Deutsche Telekom et affaire Puerto. La presse allemande a par ailleurs publié des conversations entre Jan Ullrich et son directeur sportif de l’époque montrant sans équivoque qu’il était lui aussi sous EPO lors de sa victoire.
1998 : C’est le grimpeur italien, Marco Pantani qui remporte la grande boucle. Dès 1999 il est exclu du Tour d’Italie en raison de contrôles sanguins mettant en lumière des pratiques dopantes. En 2001, il est surpris avec une seringue d’insuline pendant le Tour d’Italie. Il meurt en 2004 d’une overdose.
1999 à 2005 : Lance Amstrong s’impose sept fois consécutives établissant ainsi un record dans l’épreuve. En 1999 il est contrôlé positif aux corticoïdes, mais échappe aux sanctions en fournissant après coup un certificat médical. Fidèle client du sulfureux docteur Ferrari, impliqué dans de nombreux cas de dopage, Lance Amstrong nie toujours d’être dopé. Ni les tests positifs à l’EPO sur ses échantillons d’urines prélevés pendant le tour 1999, ni les aveux de plusieurs de ses anciens salariés, ni les images chocs du personnel de son équipe, l’US Postal, jetant à la poubelle un arsenal médical très impressionnant n’assoupliront sa position.
2006 : Pour cette année-là, il est plus difficile de dire qui est le vainqueur. Le plus rapide sur la route s’appelle Floyd Landis. C’est lui qui reçoit le trophée à son arrivée sur les Champs Elysées. Convaincu de dopage à la testostérone, il est déclassé au profit de son dauphin Oscar Pereiro. Le champion espagnol sera lui-même contrôlé positif au sulbutamol peu de temps après.
2007 : Au terme d’un tour très riche en rebondissements Alberto Contador s’impose. Auparavant, Michael Rasmussen, alors maillot jaune de l’épreuve, avait été exclu par sa propre équipe en raison d’un scandale de dopage. Le Kazakh Alexandre Vinokourov, lui aussi favori de l’épreuve est exclu suite à une victoire d’étape pour laquelle il avait bénéficié d’une transfusion sanguine homologue, une pratique dopante interdite. Alberto Contador est lui impliqué dans l’affaire Puerto, mais il n’a jamais été suspendu. Il rejoint en 2008 l’équipe Astana qui est interdite de Tour de France en raison d’un passé catastrophique en matière de dopage.
Voyez que je n’ai pas eu à chercher très loin l’idée de (...)
Avez-vous congelé le cordon ombilical de vos enfants ?
Aura-t-il ses cellules souches dans 70 ans?Non ? Vous êtes donc moins prévoyant que Thierry Henry, Brad Pitt ou encore Felipe, Prince d’Espagne. Ces trois jeunes pères ont sacrifié au rituel de coupe du cordon ombilical de leur bébé, après quoi, ils ont eu un geste moins traditionnel. Ils ont plongé le dit cordon dans un bouteille d’azote liquide pour en assurer une parfaite conservation pendant quelques dizaine d’années.
Pourquoi cette nouvelle mode ? Parce que le sang contenu dans le cordon ombilical renferme les fameuses cellules souches que les médecins espèrent pouvoir utiliser pour une large panoplie de guérisons. Alzheimer, Parkison, diabète, leucémie ? Une injection de cellules souches et le mal sera retardé ou même définitivement vaincu !
Vous êtes sceptiques ? Vous pensez que je divague comme tout auteur de science fiction ? Vous croyez que je fais du sensationnalisme pour mieux vendre mon livre Les Jeux Libres, dans lequel les héros ont recours à cette thérapie ombilicale ? Alors allez faire un tour sur le site d’une société commerciale suisse qui est la première en Europe à proposer ce service du futur.
http://www.stembank.ch/cellule-souche/sang-cordon.html
Il vous en coûtera seulement 3 000 Francs Suisse pour conserver le précieux patrimoine cellulaire de votre cher bambin.
Maintenant que vous savez, je vous laisse avec cette question : Vaut-il mieux leur ouvrir un compte à la Caisse D’Epargne ou congeler leur cordon ombilical ?
Si vous êtes plutôt écureuil, espérez que vos chères têtes blondes ne tombent pas malades de crainte qu’elles ne se retournent contre vous en justice à la première infection incurable venue.
Bienvenue dans le monde merveilleux du dopage
Le livre Les Jeux Libres est disponible en format ebook Mobipocket au prix de 12 euros directement sur le site Mobipocket.com. Il peut être lu sur : PC, tel PDA, Blackberry, lecteur ebook Cybook et Iliad...
Lancement de la version papier : le 4 juillet 2008 dans toutes les bonnes librairies.
Les chefs d'entreprises se dopent, les hommes politiques se dopent... les candidats au bac se dopent. Pour faire face à la pression et à des rythme de travail à la limite du soutenable, nombreux sont ceux qui s'autorisent une petite béquille chimique pour garder un temps d'avance sur leurs concurrents.
Qui voudrait sérieusement nous faire croire que les athlètes ne font pas de même ? Pour se dépasser et remporter des titres et des médailles, les sportifs intègrent le dopage dans leur préparation physique pour les grands évènements. Cela existait déjà à Olympie pour les Jeux Olympiques antiques, où l’hydromel et le sang de taureau frais constituait un must pour décrocher les lauriers promis aux vainqueurs.
Les Jeux Libres explorent le scénario d’un sport où le dopage serait officiellement admis au grand jour. Le spectacle et les records sont au rendez-vous. Les pires dérives aussi.
Oscar Pistorius : le prototype de l’homme de demain ?
Oscar PistoriusVous avez peut-être entendu parler de ce coureur de 400 mètres Sud Africain, Oscar Pistorius. Victime d’une malformation congénitale il est né sans péroné. Les médecins ont donc été forcés de pratiquer une double amputation lorsqu’il avait 6 mois. Depuis, il marche et court avec des prothèses en fibres de carbone.
Athlète handisport brillant, il a remporté plusieurs médailles aux Jeux Paralympiques d’Athènes en 2004. Il était alors à peine âgé de 18 ans. Fort de ces succès dans les stades il a voulu franchir une barrière jusqu’alors infranchissable : celle qui sépare les valides des handicapés dans le sport. Certains organisateurs de meeting l’ont invité à courir avec les stars de la discipline en 2007. Sa course à Rome est une vidéo qui fait fureur sur internet (http://www.youtube.com/watch?v=1AQAZQNVhFY&feature=related).
C’était sans compter sur l’organisme qui chapeaute l’athlétisme au niveau mondial, l’IAAF. Les dirigeants de cette instance ont mandaté un expert pour vérifier s’il courait à armes égales avec les athlètes ayant la chance de courir sur leurs deux jambes. L’expert en question, le Dr Brüggemmann, a conclu qu’il y avait un déséquilibre entre les chances des différents athlètes. Les prothèses portées par Oscar Pistorius lui donnent un avantage par rapport aux athlètes valides. Sans rentrer dans les détails techniques du rapport, la prothèse en fibre de carbone offre une meilleure élasticité et une meilleure tonicité au contact de la piste que celles des jambes des autres athlètes.
Depuis cette décision, Oscar Pistorius a saisi le Tribunal Arbitral du Sport qui lui a donné gain de cause. Il pourrait donc participer aux Jeux Olympique de Pékin s’il parvient à réaliser les minima olympiques… ce qui semble assez improbable.
Le cas de ce sportif handicapé me semble constituer une illustration très médiatique d’une évolution majeure de notre société. Les fabricants de prothèses sont parvenus à développer des produits qui, non seulement restaurent les fonctionnalités perdues, mais les améliorent. Oscar Pistorius avait perdu les jambes. Ses prothèses sont jugées comme plus performantes. On voit la même évolution dans la lutte contre la cécité ou contre la surdité. Les implants oculaires ont par exemples des fonctionnalités qui vont bientôt permettre de restaurer une vision meilleure que la « normale ». Les implants asphériques, multifocaux, toriques, accommodatifs… permettront bientôt à leurs porteurs de voir mieux de près et de loin que ceux qui ne sont pas équipés. Pour eux, la norme sera peut-être 15 sur 10 aux tests de vision.
Les handicapés, bien loin d’être pénalisés pourrait donc bientôt bénéficier d’implants et de prothèses leur donnant une aisance supérieure aux valides. Il faudra alors largement revoir notre regard sur le handicap.
Et le jour où des prothèses seront commercialisés, est-ce que les valides ne voudront pas tous en profiter ?
Alors demain, tous les athlètes, valides ou handicapés, disposeront-ils de prothèses ultra sophistiquées pour améliorer leurs performances ? C'est l'une des hypothèses que j'ai fait dans mon livre Les Jeux Libres.
Libéralisons le dopage
"Libéralisons le dopage". C'est l'idée très provocatrice d'un homme d'affaires sans foi ni loi. Cet homme décide de créer un mouvement concurrent aux Jeux Olympiques. Les Jeux Libres voient le jour vers 2020.
Dès lors c'est un déchaînement de nouveautés technologiques sur les stades. Au début, les pilules et les seringues constituent la panacée et permettent de collectionner titres et records dans ces épreuves d'un genre nouveau. Mais bien vite, les médicaments ne suffisent plus et les athlètes cherchent d'autres moyens de dépasser les limites de leur corps. S'ouvre alors une course effrayante où toutes les expérimentations vont être faites sur des corps qui sont de moins en moins humains.
Avec ce roman, Les Jeux Libres je voulais mener une réflexion sur le dopage et au-delà sur le rôle croissant que va jouer la médecine dans la transformation de nos vies. Le forme se veut ludique et amusante. Le contenu est une vraie question qui se pose à nous tous. La médecine va-t-elle modifier l'humain?











